Retour | Facteurs de risque

Facteurs de risque

Le mésothéliome pleural est principalement la conséquence directe de l’exposition chronique à l’amiante dans un cadre d’activité professionnelle. Il est important de répéter que, pour qu’une lésion bénigne ou maligne sur la plèvre (ou le péritoine) puisse apparaître, il faut une exposition chronique de longue durée à l’amiante avec accumulation des fibres d’amiante localement dans le tissu pleural et création d’un état inflammatoire local. Une exposition de courte durée n’aura en général aucune conséquence au long terme.

L’exposition à l’amiante peut également entraîner l’apparition de lésions bénignes qui sont en fait l’expression la plus fréquente de l’exposition à l’amiante. Ces lésions ne sont pas cancéreuses et se manifestent essentiellement sous forme de lésions inflammatoires de la plèvre. Ces lésions peuvent à terme s’épaissir et devenir ce que l’on appelle souvent des ‘plaques pleurales’. Ces plaques pleurales n’ont pas tendance à devenir cancéreuses, mais peuvent mettre 20 voire 30 ans à apparaître après les premiers contacts avec l’amiante.

En France ou d’autres régions du monde, certaines régions paraissent plus touchées que d’autres et le pic de mortalité associée au mésothéliome semble avoir été atteint (pour la France) récemment au début des années 2000. Le mésothéliome pleural touche le plus souvent les hommes au-delà de 50 ans.

L’amiante a été reconnue comme substance cancérigène par l’OMS en 1977, mais son interdiction n’est que toute récente : elle date du 1er janvier 1997 pour la France et seulement du 1er janvier 2005 pour l’Union européenne. Ce n’est qu’en 2012 que le gouvernement canadien a mis fin à l’exploitation minière de l’amiante (fibres de chrysotile).